Un candidat sur cinq seulement parvient à franchir le cap du concours d’entrée en ergothérapie du premier essai. Les barèmes de sélection varient d’un institut à l’autre, mélangeant épreuves écrites, oraux et parfois même tests psychotechniques inattendus. Certains établissements imposent des quotas régionaux, d’autres valorisent l’expérience de terrain ou les profils atypiques.
Des centaines d’heures de préparation ne garantissent rien si elles ne sont pas structurées autour des attendus précis du jury. Les ressources fiables et les stratégies éprouvées restent pourtant largement méconnues, tandis que les témoignages d’admis soulignent l’importance de s’exercer sur des sujets réels, en conditions chronométrées.
Comprendre les modalités d’accès et les attentes du concours d’ergothérapeute
Depuis la dernière réforme, l’accès à la formation d’ergothérapeute passe principalement par Parcoursup. Cette plateforme centralise les candidatures et permet de cibler les instituts de formation (IFE) qui délivrent le diplôme d’État d’ergothérapeute. Le processus d’admission repose sur plusieurs éléments : dossier scolaire, lettre de motivation, centres d’intérêt et activités, auxquels s’ajoutent parfois un entretien oral ou des tests spécifiques, en fonction de chaque établissement.
Voici ce qu’il faut garder en tête pour aborder ces étapes et répondre aux exigences des jurys :
- Conditions d’accès d’ergothérapeute : être titulaire d’un bac général, technologique (ST2S), ou équivalent. Certaines voies privilégient la PASS ergothérapeute (parcours d’accès spécifique santé) ou la Licence Accès Santé ergothérapeute (L. AS).
- Études en ergothérapie : trois années après le bac, entre enseignements théoriques, travaux dirigés et stage en ergothérapie en environnement hospitalier ou médico-social.
- Pour les professionnels en reconversion, la VAE d’ergothérapeute (validation des acquis de l’expérience) reste une voie possible, encadrée par la réglementation.
Réussir le concours d’ergothérapeute exige une organisation précise et un vrai sens de la méthode. À l’oral, le jury attend des candidats qu’ils exposent clairement leur motivation, témoignent d’une bonne connaissance du métier et sachent argumenter sur des thèmes liés à la santé ou à la société. Les points qui font la différence : capacité d’analyse, expression structurée, aptitude à travailler en équipe et compréhension fine des enjeux autour du handicap ou de l’autonomie.
Le nombre de places diffère selon les instituts, ce qui rend la sélection particulièrement serrée. Il vaut donc mieux étudier les spécificités de chaque IFE : pondération entre dossier, épreuves ou entretien, attentes régionales… autant de critères à anticiper pour ajuster sa préparation.
Ressources, stratégies et témoignages pour mettre toutes les chances de votre côté
Pour maîtriser les attentes du métier d’ergothérapeute, il faut conjuguer connaissances théoriques et qualités relationnelles. Beaucoup de candidats investissent les forums spécialisés, consultent les publications de l’ANFE ou du SYNFEL Ergolib, et s’impliquent dans des associations étudiantes. S’appuyer sur ce réseau permet d’obtenir des retours concrets sur les compétences d’ergothérapeute attendues, mais aussi des conseils pratiques pour aborder l’oral, souvent décisif.
Les stratégies de préparation diffèrent selon les profils : certains misent sur les annales et les simulations d’épreuves chronométrées, d’autres participent à des ateliers organisés par les instituts ou par des ergothérapeutes en activité. Prendre le temps de lire des témoignages d’ergothérapeutes offre un aperçu précieux du quotidien en stage ou des réalités du cursus. Il existe une vraie diversité parmi les étudiants : ceux issus de la PASS, de la Licence Accès Santé, chacun enrichissant la profession de son expérience.
Pour aborder concrètement le financement et les parcours professionnels, plusieurs options existent :
- Le financement de la formation d’ergothérapeute repose sur différentes solutions : CPF d’ergothérapeute, FIFPL d’ergothérapeute pour les indépendants, ou encore le DPC pour la formation continue.
- L’évolution de carrière passe par la spécialisation d’ergothérapeute (gériatrie, pédiatrie), ou l’exercice à l’international, sous réserve de reconnaissance du diplôme.
Paroles d’ergothérapeutes : regards croisés sur la préparation
Ceux qui ont réussi le concours parlent d’un cheminement singulier : immersion lors de stages d’observation, participation à des journées portes ouvertes, échanges francs avec des professionnels expérimentés. Beaucoup insistent sur l’importance de savoir expliquer concrètement les enjeux du métier, d’illustrer la collaboration interdisciplinaire et d’aborder ouvertement la question du salaire d’ergothérapeute ou des perspectives d’évolution. La préparation ne se résume pas à l’accumulation de connaissances : elle se nourrit de situations vécues, d’échanges authentiques et d’une réflexion personnelle sur le rôle de l’ergothérapeute.
Se lancer dans ce concours, c’est accepter d’aller au-delà des fiches et des QCM. C’est aussi s’ouvrir à la réalité du terrain, aiguiser ses convictions et affirmer sa place dans un métier en pleine évolution. Pour qui vise la réussite, chaque détail compte et chaque expérience alimente la différence.


