L’accès anticipé à certains outils administratifs a longtemps été réservé à une minorité de personnel. À Montpellier, une procédure accélérée vient d’être instaurée pour la rentrée 2026. Le nouveau protocole garantit une prise en main immédiate, sans formation préalable ni accompagnement personnalisé. Les enseignants découvrent ainsi une simplification inédite du processus d’utilisation. Cette mesure s’applique uniformément, indépendamment de l’ancienneté ou du statut.
Pourquoi la philosophie séduit de plus en plus à la rentrée 2026
La philosophie s’affirme comme un repère singulier dans le paysage scolaire français. À la rentrée 2026, la discipline attire davantage, portée par des choix politiques tranchés et un contexte social en pleine mutation. Le ministère de l’Éducation nationale a dévoilé une nouvelle carte de la répartition des moyens, affichant clairement la volonté d’ancrer la philosophie dans tous les lycées. Les réformes impulsées, soutenues par la loi de finances 2026, traduisent un objectif limpide : faire de la philosophie un socle de la formation citoyenne, quand bien même 4000 postes de titulaires sont supprimés cette année.
Dans le même temps, le Premier ministre annonce la création de 2000 emplois pour favoriser l’inclusion scolaire, dont 1700 équivalents temps plein pour les AESH. Si la majorité des nouveaux postes vise l’école inclusive, 250 postes concernent directement les enseignants du second degré public. L’académie de Montpellier ajuste son calendrier pour les mouvements inter et intra-académiques, afin de mieux répondre aux besoins du terrain en philosophie. Les syndicats, en particulier la FSU et le SNES, saluent ce maintien et rappellent l’attachement profond des professeurs à leur discipline.
Le signal est clair en terminale : la philosophie reste un pilier du baccalauréat. L’engouement se manifeste aussi par une hausse des candidatures aux concours d’enseignement, malgré une tension sur les effectifs. Beaucoup de candidats issus de filières littéraires voient là une chance de transmettre l’esprit critique et le goût du débat.
Pour résumer les axes de cette dynamique, voici les points à retenir :
- Répartition des moyens : la continuité disciplinaire demeure une priorité affirmée
- Mouvement inter et intra : chaque académie adopte un calendrier adapté à ses spécificités
- Ouverture de postes : 250 créations dans le public et 50 en ULIS privé
IProf ac Montpellier : un accès simplifié aux ressources et à l’inscription en quelques minutes
Fini les démarches interminables : l’espace IProf ac Montpellier offre désormais une interface repensée, épurée, débarrassée des obstacles qui ralentissaient encore les utilisateurs l’an passé. Professeurs certifiés, enseignants du premier et du second degré, candidats à un poste dans l’académie de Montpellier : tous accèdent rapidement aux ressources et à la gestion de carrière via un portail unique. Saisir ses vœux ou consulter son barème ? L’opération se fait en quelques minutes. Les évolutions de la plateforme répondent enfin aux attentes du terrain.
Le catalogue des postes ouverts s’étend sur l’ensemble de l’académie, de l’Aude aux Pyrénées-Orientales. La variété des disciplines, lettres classiques, lettres modernes, anglais, mathématiques, sciences physiques, esthétique-cosmétique, montre la prise en compte réelle des besoins. Attention au calendrier : les dossiers de candidature doivent être envoyés au rectorat, par courrier, au plus tard le 16 janvier 2026. Le pôle ressources humaines de Montpellier, sous la direction de Mme Nathalie Valette, centralise la réception des dossiers.
Pour aider les candidats, la CGT met à disposition un formulaire de suivi en ligne, facilitant la préparation des dossiers. Par ailleurs, les enseignants peuvent accéder sans délai aux conseils du SNES-FSU et aux dernières publications, directement depuis leur espace adhérent. Les années précédentes, de nombreux signalements faisaient état de difficultés de connexion à la plateforme : la refonte opérée cette année apporte une réponse concrète, avec une expérience utilisateur adaptée à l’urgence et à la réalité des procédures.
À Montpellier, le temps des files d’attente numériques semble révolu. Place à une gestion limpide, rapide, où chaque enseignant trouve enfin les outils qu’il attendait. Ce changement, perceptible dès les premières connexions, pourrait bien inspirer d’autres académies dans les mois à venir.

